06/03/2010

Journée de la Terre Nourricière

Plaidoyer pour la terre à Vercheny



Dès 2010, le 25 avril sera Journée de la Terre Nourricière
Cet événement a été célébré pour la première fois le 22 avril 1970. La Journée mondiale de la terre est aujourd'hui reconnue comme l'événement environnemental populaire le plus important au monde.
Le fondateur de cet événement est le sénateur américain Gaylord Nelson. Il encouragea les étudiants à mettre sur pied des projets de sensibilisation à l'environnement dans leurs communautés. Aujourd' hui, la Journée mondiale de la terre est célébrée, à travers le monde, par plus de 500 millions de personnes dans 184 pays.

Le 30 mars 2005, l'Unesco publiait la première évaluation des écosystèmes pour le millénaire, un rapport accablant sur l'impact de l'homme sur la planète. Au cours des dernières années, les activités humaines ont modifié les écosystèmes pour satisfaire une demande croissante de nourriture, d'eau douce, de bois, de fibre et d'énergie...
Une dégradation irréversible aux conséquences désastreuses puisque le bien-être de l'homme est menacé d'ici à quarante ans.

La journée de la Terre 2010 est intitulée ”Votre planète a besoin de vous”. L’Assemblée générale de l’ONU a adopté mercredi une résolution proclamant le 22 avril (le dimanche 25 avril pour nous) Journée internationale de la Terre nourricière. Le Président de la Bolivie, Evo Morales, était venu spécialement à New York pour l’occasion.
Pour un droit à la régénération de la Nature
Cette résolution, adoptée sans vote, s’appuie sur le constat qu’afin de « parvenir à un juste équilibre entre les besoins économiques, sociaux et environnementaux des générations présentes et futures, il faut promouvoir l’harmonie avec la nature et la Terre ».
Le Président de l’Assemblée générale, Miguel D’Escoto Brockmann, a expliqué que l’expression Terre nourricière, couramment utilisée dans de nombreux pays et régions pour désigner la planète, « illustre l’interdépendance existant entre l’être humain, les autres espèces vivantes et la planète sur laquelle nous vivons tous ».
Le Président de la Bolivie a salué cette décision de l’Assemblée générale et le fait qu’une cinquantaine d’États Membres se soient portés coauteurs de la résolution parrainée par son pays. Il a affirmé que le XXIe siècle devait être celui de la reconnaissance des droits à la Terre nourricière comme le précédent avait été celui de la reconnaissance des droits de l’homme.
Evo Morales a spécifiquement plaidé pour le respect de quatre droits: le droit à la vie, humaine, animale et végétale; le droit à la régénération de la nature, qui doit fixer des limites au développement socioéconomique; le droit à une vie sans pollution; enfin le droit à la coexistence harmonieuse avec des millions d’autres espèces vivantes.

Appel et Projet : Plaidoyer pour la Terre
le Dimanche 25 avril 2010
à Vercheny sur Drôme.

Publié par les Coorganisateurs de l’initiative citoyenne 2010 :
Réseau Plaidoyer pour la terre : Conseil Local de Développement du Val de Drôme ( Bernard Farigolle) – Conseil Local de Développement du Pays Diois ( Claude Veyret) – Ecologie au Quotidien ( Annick Paoli) – Terre de Liens Rhône-Alpes (Marie Leroy) – Fondation R. Ardouvin – Le CFPPA du Diois ( Dominique Daude) – Ligue des Droits de L’Homme Diois ( Martine Malaterre) – Alliance Paysans Ecologistes Consommateurs Drôme – l’Arrêt Public ( Florence Allicot) – Mouvement de Culture en Biodynamie ( Stéphane Cozon) - MJC Nini-Chaise – CCFD Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement ( Simone Bacquet)

Partenariats 2009 : Biovallée® - Région Rhône-Alpes – CCVD –
Toutes les Associations, mouvements, administrations, syndicats et élus qui se préoccupent du problème foncier, de l’usage de la terre, de la préservation des espaces agricoles et de la protection des terres fertiles, de l’installation des jeunes en milieu rural ou de la construction dans la Drôme voire des divers plans d’urbanisme sont cordialement invités.

04/03/2010

Selon WWF, la stratégie pour 2020 sape l'économie de la biodiversité

Bien qu'elle reconnaisse le rôle clé joué par la biodiversité et les services d'écosystème dans la construction d'une prospérité économique, la stratégie "Europe 2020" ne parvient pas à mettre en avant la protection de la nature, d'après Tony Long,directeur européen de WWF.

L'UE envisage des objectifs pour toute l'industrie comme un "plan B" pour le climat

Les accords internationaux dans des domaines tels que le ciment ou l'acier pourraient apporter une solution si le processus de négociation des Nations unies échoue à aboutir à un traité contraignant sur le climat, a dit Jo Leinen, président de l'influente commission de l'environnement du Parlement européen.

Prenant la parole hier à Bruxelles (3 mars), M. Leinen a admis que l'Europe pourrait avoir besoin d'un Plan B en ce qui concerne les discussions internationales sur le changement climatique au regard des difficultés à atteindre un accord dans le cadre du processus des Nations Unies, qui requiert l'unanimité.

Il a mis en avant la panoplie de positions différentes sur l'Accord de Copenhague adopté en décembre, qui a été présenté comme un pas en avant par les Etats-Unis, la Chine et l'Inde mais qui pour l'Europe est une déception.

M. Leinen a souligné l'existence d'une approche alternative : conclure des accords sectoriels où seuls les pays actifs dans un domaine donné, qui s'implique en termes de réchauffement global, conviendraient de mesures de réduction des émissions.

Pourquoi ne pas avoir un accord entre les pays constructeurs de véhicules sur les voitures à émissions nulles? a-t-il dit. Ou nous pourrions avoir un accord convenant de l'arrêt de la dégradation des forêts d'ici 2020.

On pourrait également chercher un accord sur une production électrique décarbonisée, a affirmé l'eurodéputé. Il a cependant admis que cela serait plus difficile au regard du nombre important de pays impliqués.

Il a déclaré que l'UE favorisait toujours un accord dans le cadre onusien, puisque c'est le seul type d'accord qui puisse déboucher sur une convention contraignante. Il a toutefois ajouté que si le processus de l'ONU ne fonctionnait pas, alors les accords plurilatéraux seraient une autre option.

Les accords plurilatéraux signifient en langage OMC que les Etats membres peuvent convenir de nouvelles règles sur une base volontaire sans que cela n'implique une adhésion pleine et entière.

M. Leinen a souligné que d'une certaine manière l'Accord de Copenhague représentait déjà un accord de ce type. Mais il serait plus intelligent d'adopter une approche sectorielle qui leur permettrait de parvenir à des résultats plus rapidement puisqu'ils pourraient être élaborés par un nombre plus restreint de pays, a-t-il ajouté.

Toutefois, les eurodéputés ne sont pas prêts de renoncer à un accord climatique mondial. Il a critiqué la nouvelle commissaire à l'Action climatique Connie Hedegaard pour ses déclarations publiques selon lesquelles la conférence climatique de Cancun qui doit se tenir à la fin de l'année ne déboucherait pas sur un accord contraignant.

M. Leinen a expliqué que la position européenne passait d'un extrême à l'autre après ses attentes bien trop ambitieuses à l'occasion des négociations climatiques de Copenhague en décembre dernier.

L'eurodéputé a mis en avant le fait que l'UE allait maintenant devoir travailler sur la mise en œuvre du paquet de financement pour l'adaptation climatique de 30 milliards de dollars dans les pays les moins développés et les petits Etats insulaires que l'Accord de Copenhague s'engage à apporter de 2010 à 2013.

D'autre part, la commission développement du Parlement a appelé à des taxes sur les transactions financières internationales pour générer des ressources pour le financement climatique.

L'imposture "croissanciste"

a conclu le colloque. Citant Claude Allègre, il a exposé combien était fausse la théorie selon laquelle l'activité humaine causait le changement climatique en cours. "Il s'agit d'un dogme. Un dogme, par définition, se passe de toute preuve rationnelle."

Mais plus intéressant que ce renfort de poids aux climato-sceptiques est que M. Le Pen a révélé l'enjeu idéologique de l'affaire : "Sachant que la dépense d'énergie est à la base de la croissance économique, la recherche de la croissance entraîne donc le réchauffement climatique", a-t-il expliqué. En effet, "il ne peut y avoir croissance s'il n'y a pas développement de l'économie, et donc de l'énergie qui la sous-tend".

Conclusion implicite : comme il ne faut pas remettre en cause la croissance économique, il est nécessaire de ne pas reconnaître la responsabilité de la consommation d'énergie dans le réchauffement climatique.

Par coïncidence, c'est la semaine où les climato-sceptiques occupaient micros et caméras queNicolas Sarkozy a relancé la Commission pour la libération de la croissance française , présidée par Jacques Attali. Il faut, indique l'Elysée, le 23 février, que la France "s'inscrive sur un chemin de croissance forte et durable".

La croyance dans les bienfaits de la croissance est-elle un dogme ? Je laisse ce point à la sagacité des lecteurs.

En tant qu'objecteur de croissance, notons que deux illusions animent les "croissancistes".

La première est de croire que l'on peut revenir à une croissance forte du PIB (produit intérieur brut). Comme le montre bien Pierre Larrouturou (Crise, la solution interdite, éd. Desclée de Brouwer, 2009), le rythme de la croissance, en France, diminue régulièrement depuis 1960, c'est une tendance historique de fond dont rien ne permet de penser qu'elle peut s'inverser.

La seconde illusion est de croire que la croissance entraîne nécessairement une baisse du chômage. Au contraire, l'économiste Jean Gadrey démontre dans Alternatives économiques de février qu'il faut découpler ces deux grandeurs. "Produire des biens (ou des services) de façon écologiquement durable ou socialement préférable exige plus de travail que produire les "mêmes" biens en détruisant les ressources naturelles et le climat, ou en industrialisant les services."

Eh oui : on créera plus d'emplois en accordant plus d'importance à l'écologie. Encore faut-il reconnaître la gravité du changement climatique et la crise écologique.